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Le 1er janvier 2007, après 4 années d'attente, la Roumanie
devrait intergrer
enfin l'Union Européenne. Mais au fait, qui sont ces nouveaux voisins ?
Pour le découvrir, nous avons interrogé six Bucarestois, qui nous
offrent leur regard sur la capitale, et nous parlent de leur vie.
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Bucarest vu par ses
habitants
La Roumainie à l'heure
de l'Europe
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Quel est l'endroit de la ville que vous préférez ?
Daniel : La place de l'université. C'est un endroit très
vivant.
Monica S. J'aime la ville dans son ensemble, et les
églises en particulier.
Cristian : Le palais du parlement (anciennement appelé
"maison du peuple").
Monica I. : La rue Kiseleff car c'est une artère très
verte, très propre.
Mircea : Le parc Cismigiu. J'y retrouve mes amis pour
discuter.
Roxana : Le musée national d'art contemporain (MNAC).
Quel est le meilleur moyen de transport pour
découvrir la ville ?
Daniel : Le tramway. Je le trouve pratique, c'est mon
moyen de déplacement privilégié.
Monica S. La voiture.
Cristian : Le métro, car c'est de loin le plus
confortable et le plus rapide pour se déplacer.
Monica I. : Je trouve qu'il est toujours plus
intéressant de parcourir une ville à pied, pour mieux
découvrir l'architecture.
Roxana : Les moyens de transport étant bondés en
permanence, je recommande les pieds. Et de nuit, la
ville est encore plus belle.
Que faites-vous le dimanche à Bucarest ?
Daniel : Je regarde des films, je vais me promener au
parc Cismigiu.
Monica S. Je me repose dans les parcs de la ville.
J'ai un faible pour le parc Herastrau.
Cristian : Je rencontre mes amis. Je me balade dans le
centre historique.
Monica I. : Je vais à l'église, je lis, je vois mes
amis... je profite de ma journée de repos !
Roxana : Je rencontre mes amis. Je sors de la ville pour
profiter des forêts des environs.
Pouvez-vous nous dresser le portrait du
Bucarestois-type ?
Daniel : Je pense qu'il n'est pas très amical. Les gens
ont du mal à gagner leur vie, cela les rend tristes.
Monica S. C'est quelqu'un qui aime beaucoup
communiquer.
Cristian : Sympathique, drôle et social.
Monica I. : C'est un mélange. Je crois qu'il y a
beaucoup de personnes stressées, par rapport notamment à
la situation économique du pays.
Mircea : Plutôt ouverts. Très spontané.
Roxana : Nerveux, agité. Beaucoup de choses ne
fonctionnent pas, donc il faut toujours chercher des
solutions : le rythme n'est pas très reposant.
Que pensez-vous de la ville ?
Daniel : J'adore ma ville. Je pense que c'est la plus
sympa du pays : on peut y vivre tout ce que l'on
souhaite, y trouver un bon travail.
Monica S. Je la trouve dynamique. Que ce soit au
niveau du design ou des vêtements, on y trouve de bons
produits, fabriqués dans le pays.
Cristian : Je pense que c'est un mélange esthétique
intéressant, alliant le neuf et l'ancien.
Monica I. : C'est une cité chaotique esthétiquement
parlant : de nombreuses styles architecturaux s'y
cotoyent.
Mircea : Je pense que la ville et même le pays sont très
beaux, mais la vie y est terne, les gens sont déçus. La
révolution de 1989 n'a pas apporté les changements
attendus, la classe politique est aujourd'hui
corrompue...
Roxana : Je pense que c'est une vraie ruche ! Il y a
énormément de personnes, et pas toutes des plus
civilisées.
Quel est votre livre de chevet ?
Daniel : Le Sacré et le profane, de Mircea Eliade.
Monica S. Je n'ai pas le temps d'entreprendre de
grandes lectures. Je préfère les magazines.
Cristian : Le Code Da Vinci.
Monica I. : Ce n'est pas un livre qui gagne à être
connu.
Mircea : Je préfère regarder la télévision, faire du
vélo ou des promenades dans les parcs de la ville.
Roxana : C'est un magazine, en fait : Artpress.
Quel objet ne vous quitte jamais ?
Daniel : Il y en a deux : mon téléphone portable et une
chaîne, pour me défendre.
Monica S. Mon rouge à lèvre, et mon téléphone
portable.
Cristian : Mes lunettes.
Monica I. : J'ai toujours un livre sur moi.
Mircea : Mon vélo.
Roxana : Mes cigarettes.
Quels sont vos projets ?
Daniel : Devenir enseignant en histoire à l'université.
Il faut 10 années d'études pour cela, car je souhaite me
spécialiser en histoire médiévale roumaine.
Monica S. Faire un enfant.
Cristian : Acheter un appartement à Bucarest.
Monica I. : Je ne fais jamais de projet.
Roxana : A terme, je souhaiterais travailler à Bucarest.
Que va changer l'Europe pour vous ?
Daniel : Je ne souhaite pas que la Roumanie intègre
l'Union Européenne. Je pense que les pays de l'ouest ne
vont pas aider notre économie à se développer, mais tout
simplement chercher à profiter de nous.
Monica S. Je pense que l'intégration européenne est
importante pour la Roumanie, mais aussi pour l'Europe.
Elle va permettre à notre niveau de vie de s'améliorer.
Cristian : Elle va nous permettre de voyager plus
facilement et de connaître d'autres cultures.
Monica I. : Je ne sais pas. Je suis sceptique : j'attend
de voir. Je trouve que nous sommes en décalage, c'est un
peu rapide pour nous.
Mircea : Je pense qu'elle va permettre au pays de se
développer plus rapidement.
Roxana : A mon avis, ça ne va pas changer grand-chose.
Nous avons nos problèmes, les pays européens ont les
leurs, et lorsque nous entrerons dans l'Union
européenne, nous allons devoir faire face à de nouvelles
difficultés.
Quels sont les sujets d'actualité qui vous
préoccupent ?
Daniel : L'actualité sportive.
Monica S. La politique, les articles de société, les
potins mondains.
Cristian : Tous les sujets d'actualité m'intéressent.
Monica I. : Difficile de répondre. En politique, les
gens sont résignés : c'est toujours la même Jeanette
qu'on doit coiffer...
Mircea : La politique.
Roxana : Les études. La prochaine biennale d'art qui se
déroulera dans la capitale et à Iasi.
Qu'est-ce qui vous rend fier(e) de votre pays ?
Daniel : Notre histoire, nos traditions. Les Roumains
sont très proches de la nature : il y a de très beaux
villages dans l'arrière-pays.
Monica S. Nos traditions, nos coutumes. Elles
remontent à très loin dans le temps.
Cristian : Notre équipe de foot s'est qualifiée pour les
quarts de finale de la coupe UEFA.
Monica I. : Nous avons un bon niveau culturel : un bon
théâtre, et d'excellents poètes, comme Tudor Arghezi.
Mircea : Je pense que la littérature roumaine est très
riche. Nous avons un grand nombre d'écrivains, comme le
dramaturge Caragiale ou le poète Eminescu.
Roxana : Mes amis. Je pense qu'en Roumanie nous avons de
bonnes dispositions à réfléchir et que nous avons un
certain niveau d'exigence.
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